Campagne de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants

Publié le | Temps de lecture : 4 minutes

Charlotte Caubel, secrétaire d’État auprès de la Première ministre, chargée de l’Enfance, lance une campagne de communication nationale pour faire prendre conscience de l’ampleur des violences sexuelles faites aux enfants et apporter des solutions concrètes en matière de détection et de signalement.

1 enfant est agressé sexuellement toutes les 3 minutes 

Filles comme garçons, de tout âge et de tout milieu social, peuvent être victimes de violences sexuelles. Ces violences sont multiples et entraînent des effets extrêmement graves et profonds pour la santé des victimes, tant sur le plan physique que psychologique. Au-delà de l’inceste et du viol, il existe d’autres formes de violences sexuelles : exhibition, attouchement, viol, inceste, mutilation sexuelle, sextorsion, harcèlement, visionnage de pornographie…

Une campagne pour mettre fin au silence autour des violences sexuelles

Le plus souvent, les enfants qui subissent des violences sexuelles ne savent pas quoi faire ni à qui en parler. L’inconcevabilité de ces violences crée un silence qui musèle les victimes ainsi que leurs proches et d’une certaine manière, la société tout entière. Pour lever les obstacles conscients ou inconscients du grand public au signalement, la campagne rappelle qu’il n’est pas acceptable que les enfants portent seuls la responsabilité de mettre fin au secret qui entoure encore les violences sexuelles. 

Pour signaler les violences sexuelles faites aux enfants

Pour toute situation d’enfant en danger ou pour demander conseil, chacun peut appeler le 119, numéro national d’appel d’urgence gratuit et confidentiel. Ce numéro est destiné aux enfants, qu’ils soient eux-mêmes en danger ou appelant pour un autre enfant, ainsi qu’aux adultes confrontés ou préoccupés par une situation de violences sexuelles. Il est aussi possible d’envoyer un écrit au 119 via le formulaire à remplir en ligne ou d’entrer en relation via un tchat en ligne : allo119.gouv.fr

Les signes qui doivent alerter

Balancements ou cognements répétitifs, troubles du sommeil, sensoriels ou de l’alimentation, phobie scolaire, manque d’interactions sociales, dépression, scarifications… Les facteurs qui peuvent mettre sur la piste de violences sont nombreux.

Selon l’âge de l’enfant, chacun doit rester vigilant.

  • Changement brutal de comportement (tristesse, agitation, hyperactivité, agressivité, opposition, prostration, désintérêt pour le jeu, phobie…).
  • Troubles de l’alimentation et du sommeil (difficultés d’endormissement, cauchemars, fatigue…).
  • Comportements régressifs (démarche, propreté, langage…).
  • Troubles somatiques répétés (douleurs diverses : abdominales, maux de tête, malaise…).

  • Difficultés scolaires (hyper adaptation ou difficultés d’apprentissage…).
  • Troubles des conduites alimentaires et de l’humeur (irritabilité, colère, tristesse, fatigue…).
  • Mise en danger, en opposition, en retrait, fugues, violences, anxiété, troubles de l’attention.
  • Troubles somatiques répétés (douleurs diverses : abdominales, maux de tête, malaise…).

  • Difficultés scolaires (échec, absentéisme…).
  • Troubles relationnels (retrait, agressivité, provocation…).
  • Conduites à risque (jeux dangereux, automutilations, fugues, addictions, délinquance…).
  • Troubles anxieux, dépressifs et troubles des conduites alimentaires (anorexie, boulimie…).
  • Troubles somatiques répétés (douleurs diverses : abdominales, maux de tête, malaise…).

Certains comportements d’enfants autistes peuvent être confondus avec des signes de maltraitance. En cas de doutes, il est utile de faire appel à des experts des troubles du neuro-développement dans les centres de ressources autisme, les centres de références des troubles spécifiques du langage et des apprentissages et dans les centres experts TDAH

Pour en savoir plus, rendez-vous sur handicap.gouv.fr

Le 119, numéro d’appel national de l’enfance en danger

Quand appeler ?

Tu es victime ou témoin de violences physiques, psychologiques ou de négligences sur un autre enfant, appelle le 119, ouvert 24h/24, 7/7 et gratuit. Il n’apparaît pas sur la facture téléphonique.

  • Pour les sourds et malentendants, un dispositif spécifique LSF est disponible sur le site allo 119
  • Pour les moins de 21 ans, un tchat est également disponible avec des professionnels de l’enfance sur le site allo 119

En cas de danger imminent nécessitant une mise à l’abri immédiate du mineur, les équipes du 119 contactent sans délai les services de première urgence pour une intervention.

Qui peut appeler ?

  • Tu es un enfant confronté à une situation de danger ou de risque de danger ou tu es témoin d’une situation de violences sur un enfant que tu connais.
  • Tout adulte ou un parent témoin d’une situation où un enfant est en danger ou risque de l’être.

Lire le dossier de presse

Couverture du dossier de presse - Violences sexuelles faites aux enfants

 

 

 

Nos experts prennent la parole :

 Sebastien, association Colosse aux pieds d'argile 

Mélanie, psychologue médico-judiciaire à l'AP-HP 

Cécile, responsable d'une CRIP à Paris

 Clémentine, professionnelle écoutante du 119